Pourquoi ?
Au collectif, nous luttons d’abord contre les lois anti-immigration : ce sont ces lois qui sont à l’origine de toutes les précarités, de tous les reculs de droits que nous, sans papiers, subissons depuis des années.
Nous, on veut des papiers pour vivre et participer à la société.
L’ère Macron laissera de terribles traces sur nos vies. La loi Darmanin de 2024, puis la circulaire Retailleau de 2025, ont resserré drastiquement nos espoirs de régularisation.
Nos vies de sans-papiers s’éternisent. Il faut attendre jusqu’à 7 ans avant de déposer une demande de titre quand nous ne rentrons pas dans les toutes petites cases des lois.
Dans l’attente, nous survivons avec des OQTF, obligations de quitter le territoire français, et des IRTF, interdictions de retour sur le territoire français, véritables épées de Damoclès au-dessus de nos têtes, qui nous font craindre les contrôles policiers et les retours forcés.
Une campagne d’action pour le logement
Notre campagne d’action logement du mois de juin 2026 est là pour dénoncer les conditions dans lesquelles l’État choisit de nous faire attendre, au banc de la société.
Il y a des familles nombreuses qui doivent se débrouiller dans une seule chambre, sans cuisine, sans sanitaire, avec un lit unique.
Seize enfants risquent de passer l’été dehors
Depuis le 11 juin, sept familles du collectif en lutte avec les sans-papiers vivent avec la crainte d’être mises à la rue.
Les travailleur·ses du 115 ont averti chacune des familles que l’hébergement à l’hôtel prendrait fin le 25 juin.
Le préfet peut toujours faire croire qu’il n’en est rien. Nous nous attendons même à ce qu’il prolonge pour une semaine les hébergements, histoire d’espérer que les vacances puissent nous empêcher de nous mobiliser.
Chaque été, c’est la même rengaine : l’État économise pour l’hiver en mettant des gens à la rue pendant l’été, faisant fi du droit à l’hébergement d’urgence.
Le collectif en lutte avec les sans-papiers de Saint-Brieuc demande des garanties publiques pour chacun·e de nos camarades menacé·e·s :
« Ce n’est pas parce que l’école est finie que la vie des enfants de sans-papiers s’arrête. »
Caché·e·s, dissimulé·e·s, empêché·e·s,
On est ici et on reste ici.
Nous sommes empêché·e·s,
mais face à nos vies bloquées,
nous sommes en lutte.