devant le palais de justice de Saint-Brieuc
Un système défaillant
La disparition de Lyhanna, victime dans le Gers d’un pédocriminel visé par de multiples signalements et plaintes, est l’ultime démonstration que notre système est défaillant vis-à-vis des violences faites aux femmes et aux enfants.
Depuis 2017 et le mouvement MeToo, nos institutions restent imperméables aux témoignages et aux affaires qui se multiplient, laissant l’impunité perdurer.
Une loi intégrale attendue
Depuis 2024, une loi intégrale est demandée par plus de 130 associations, syndicats et collectifs. Elle fait l’objet d’une pétition qui réunit plus de 115 000 signataires.
Cette loi a été reprise par une coalition de parlementaires, qui l’a déposée à l’Assemblée nationale.
Elle prévoit notamment :
- Le dépistage systématique des violences auprès des enfants.
- Un socle d’enquête minimal en cas de plainte.
- Des ordonnances provisoires de protection immédiate de l’enfant.
- La création de juridictions spécialisées.
Des moyens pour agir
La loi prévoit surtout des moyens supplémentaires pour la justice et la police afin de mieux enquêter, protéger et juger les violences sexuelles.
Une urgence absolue
Rien ne justifie l’attentisme de ces derniers mois, qui a retardé la mise à l’ordre du jour de la proposition de loi intégrale.
Chaque jour de plus qui passe sans loi intégrale est un affront au courage des victimes qui parlent et à celles qui ne sont malheureusement plus.
Les président·es de groupe de l’Assemblée nationale doivent prendre leurs responsabilités et mettre cette loi à l’ordre du jour en urgence.
En hommage à Lyhanna et en soutien à ses proches, rassemblons-nous pour exiger une loi intégrale et refuser les leurres sécuritaires de l’extrême droite.