Pour une loi intégrale contre les violences sexuelles : hommage à Lyhanna

22/06/2026


Avec la coalition féministe, l’intersyndicale, la CGT, la FSU, Solidaires et la Maison des femmes des Côtes-d’Armor, appel à un rassemblement en hommage à Lyhanna et pour exiger une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles. Les lundis 22 et 29 juin à 19 heures
devant le palais de justice de Saint-Brieuc

Un système défaillant

La disparition de Lyhanna, victime dans le Gers d’un pédocriminel visé par de multiples signalements et plaintes, est l’ultime démonstration que notre système est défaillant vis-à-vis des violences faites aux femmes et aux enfants.

Depuis 2017 et le mouvement MeToo, nos institutions restent imperméables aux témoignages et aux affaires qui se multiplient, laissant l’impunité perdurer.

94 % des plaintes pour viols sont classées sans suite, la plupart du temps du fait de l’absence d’enquête.
La France compte deux fois moins de juges et quatre fois moins de procureurs par habitant·e que la moyenne européenne.

Une loi intégrale attendue

Depuis 2024, une loi intégrale est demandée par plus de 130 associations, syndicats et collectifs. Elle fait l’objet d’une pétition qui réunit plus de 115 000 signataires.

81 % des Françaises y sont favorables.

Cette loi a été reprise par une coalition de parlementaires, qui l’a déposée à l’Assemblée nationale.

Elle prévoit notamment :

  • Le dépistage systématique des violences auprès des enfants.
  • Un socle d’enquête minimal en cas de plainte.
  • Des ordonnances provisoires de protection immédiate de l’enfant.
  • La création de juridictions spécialisées.

Des moyens pour agir

La loi prévoit surtout des moyens supplémentaires pour la justice et la police afin de mieux enquêter, protéger et juger les violences sexuelles.

Un investissement annuel de 2,6 milliards d’euros est prévu.

Une urgence absolue

Rien ne justifie l’attentisme de ces derniers mois, qui a retardé la mise à l’ordre du jour de la proposition de loi intégrale.

Chaque jour de plus qui passe sans loi intégrale est un affront au courage des victimes qui parlent et à celles qui ne sont malheureusement plus.

Les président·es de groupe de l’Assemblée nationale doivent prendre leurs responsabilités et mettre cette loi à l’ordre du jour en urgence.

Nous ne compterons plus les victimes sans agir.

En hommage à Lyhanna et en soutien à ses proches, rassemblons-nous pour exiger une loi intégrale et refuser les leurres sécuritaires de l’extrême droite.